je ne peux concevoir le vide sans écureuil
mon cœur qui gîte et jase
en mon cerveau travailleur
avec mon âme poilue
et ses gestes malins d'esprit
se pâment tous à me faire penser
« abstraction totale de tout »
mais quand j'essaye le vide

il m'y vient toujours un petit vent
qui ressemble comme la pluie vient bleue
à la brise d'une saison terrestre
et que voulez-vous j'aperçois vraiment
des écureuils dans les arbres du néant


      Michel Garneau, les Petits Chevals amoureux, VLB éditeur.




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